LANCIA – Palais 4
L’aube d’une ère nouvelle
Pour Lancia, ce 90e Salon de Bruxelles revêt un caractère particulièrement important puisqu’il marque symboliquement le nouveau départ de la gamme chic italienne dont la gamme tout entière fait peau neuve.
Le rachat, par Fiat Group, de Chrysler prend toute sa signification dans la branche Lancia dont la gamme vient de s’enrichir d’un Voyager tandis que les modèles déjà connus ont été remodelés en profondeur. A la Thema revient la mission de personnaliser ce vent de renouveau. L’audace créative du constructeur italien a conjugué une stature à l’américaine trouvée dans les malles de Chrysler au style « maison » si particulier.
Avec ses 5,07 m de long pour 1,49 m de haut et 1,9 m de large, la Thema profite d’une innovante structure ultra-rigide créée à partir de l’architecture Chrysler destinée aux berlines propulsion de grandes dimensions. Le style Lancia, lui, est toujours bien vivant: matériaux de qualité noble, chauds et uniques et, pour le combiné de bord, un traitement avec des techniques « cast skins » le rendant similaire au cuir. Le catalogue reprend des sièges en cuir Nappa chauffants, un tableau de bord en cuir Poltrona Frau®, des inserts en bois sur la console centrale, de panneaux, des portes et un volant en cuir bicolore sur la version Exclusive Line…
Conçue pour fournir puissance et rendement en ville comme sur les longs parcours, la nouvelle Thema propose deux moteurs à 6 cylindres dont la puissance est transmise automatiquement aux roues arrière. Le Pentastar V6 d’origine Chrysler Group affiche 286 CV (à 6.350 tr/min) pour 340 Nm (à 4.650 tr/min). Accouplé à la nouvelle boîte de vitesses automatique à 8 rapports ZF, il propulse la Thema jusqu’à 240 km/h et lui permet d’accélérer de 0 à 100 km/h en 7,7 secondes. Le tout pour 9,4 l/100 de consommation et 219 g/km d’émissions de CO2.
L’alternative diesel vient du tout nouveau 3.0 V6 construit par VM Motori et développé avec Fiat Powertrain. Il se décline en deux versions de 190 (440 Nm) et 239 CV (550 Nm), toutes deux capables de limiter leur consommation à 7,1 l/100 km (185 g/km). Accouplé à une boîte automatique à 5 rapports, ce nouveau V6 permet à la Thema d’atteindre 230 km/h et d’accélérer de 0 à 100 km/h en 7,8 secondes (239 CV) et 9,7 secondes (190 CV).
DITES: LANCIA VOYAGER
La Thema n’est pas seule à masquer difficilement ses gènes profondément américains. Voyez le Voyager! Le pionnier des monospaces a même pu conserver son nom en passant sous la bannière italienne. Une façon d’enterrer de façon significative la Phedra qu’il remplace.
De prime abord, seul le logo a changé sur cette carrosserie typique. Le Voyager demeure une référence dans sa catégorie, avec ses 5,21 m de long (pour 1,99 m de large et 1, 75 m de haut) dont 3,1 m d’empattement. De quoi pouvoir accueillir sept personnes avec la plus grande aisance et le précieux coup de pouce du Stow’n Go qui module à loisir l’espace arrière en basculant ou non les assises des 2e et 3e rangées en un tour de main. Portes arrière et hayon s’ouvrent électriquement sur cet espace qualifié de « jet d’affaires » par Lancia, pas peu fière de pouvoir proposer à bord deux prises de courant de 12 volts, une collection de porte-gobelets et vide-poches ainsi qu’un éclairage suggestif diffusé par des LED orientables situées sur la console supérieure.
Côté moteurs, l’influence américaine reste d’actualité avec ce V6 essence de 3.6 l fort de 238 chevaux (10,8 l/100 km). L’alternative diesel est un 2.8 l avec filtre à particules de série de 163 CV et 360 Nm de couple capable de maîtriser sa consommation à 7,9l/100 km et ses émissions à 207 g/km.
La sophistication reste au menu du Voyager en matière de multimédia: radio/CD/DVD/MP3/WMA se rangent sous la bannière UConnect® également riche d’un MP3, d’une entrée AUX, d’un disque dur de 30 GB, d’un écran tactile et d’un dispositif UConnect® avec micro intégré dans le rétroviseur intérieur à commande vocale et Bluetooth®. Le GPS peut s’y greffer sur commande, avec des cartes d’en haut de 2D ou 3D. Sans oublier le système d’info-divertissement arrière avec lecteur DVD à double écran LCD pour les passagers des 2e et 3e rangées: il permet la reproduction simultanée de deux supports multimédias différents au choix des multiples sources (radio, disque dur, entrée AUX, port USB, deux entrées RGB et deux lecteurs DVD). Les deux écrans de 9’’ sont dotés d’une télécommande et de casques sans fil à deux canaux.
5 PORTES POUR L’YPSILON
Fidèle parmi les fidèles, l’Ypsilon demeure, elle, ce concentré de culture automobile selon Lancia fière de sa place à part dans la famille des citadines. Elle n’en est pas moins arrivée à un tournant important de son histoire. Car, pour la toute première fois, la voici proposée en 5 portes – uniquement!
A sa princesse des villes, Lancia a réservé le fameux bloc TwinAir maison élu Moteur international de l’Année. Ce bicylindre de 900cc fort de 85 CV et 145 Nm permet à l’Ypsilon de réduire ses émissions de C02 à 97 g/km avec la boîte de vitesses semi-automatique DFN développée en collaboration avec Magnetti Marelli et lorsque l’on appuie sur le bouton ECO de la planche de bord (99 g avec la boîte mécanique). Le couple est alors réduit à 100 Nm à 2.000 tr/min.
Nouveau venu également sur le modèle, le 1.2 8v de 69 CV intègre les dernières évolutions technologiques de la famille des moteurs Fire. Doté en série du système Start&Stop, il limite l’Ypsilon à 4,9 l/100 km et 115 g/km de CO2.
L’option diesel se résume très logiquement au 1.3 MultiJet II de 95 CV (à 4.000 tr/min) et 200 Nm (à 1.500 tr/min). Avec l’aide du Start&Stop de série, il enregistre des émissions de CO2 de 99 g/km seulement.
Lancia a saisi l’occasion pour élargir la gamme de l’Ypsilon à une nouvelle finition d’entrée de gamme baptisée Silver. Destinée à ceux qui recherchent le meilleur compromis prix/équipement, ce niveau inclut les ABS, airbags et fixations Isofix mais aussi Start&Stop, verrouillage central à télécommande, vitres et rétroviseurs avant électriques et volant réglable. Petit détail grand par son astuce: le bouchon d’essence intégré à la trappe du réservoir (Smart Fuel System) empêche de se salir les mains à l’heure du ravitaillement.
Un budget supérieur pourra profiter du Magic Parking, sous la baguette duquel l‘Ypsilon se parque toute seule, ou du système info-télématique Blue&Me Tom Tom Live.
Enfin, un habitacle exclusif en rouge et noir caractérise la nouvelle Black & Red, une série spéciale particulièrement raffinée déclinée en quatre coloris (Rosso Argilla, Nero Vulcano, Tristrato Rosso Fiamma et la bicolore Vulcano-Rosso Argilla).
RETOUR DU CABRIO
La Delta est un autre modèle préservé cent pour cent Lancia. Elle a d’ailleurs prêté ses traits à la nouvelle Ypsilon. Des traits remaniés puisque la calandre vient d’être remaniée tandis que les nouveaux projecteurs ornés d’une rangée de LED ajoutent aux côtés sportif et technologique de sa nouvelle face avant. De même, des moulures chromées viennent accentuer la ligne élancée de cette berline atypique dont la palette de motorisations a subi un dépoussiérage significatif.
Tous suralimentés, homologués Euro V et associés à des boîtes de vitesses à 6 rapports (manuelles, robotisées ou automatiques), la gamme de la Delta se compose des 1.4 l Turbo Jet de 120 CV, 1.4 MultiAir de 140 CV et 1.8 Di Turbo Jet de 200 CV associé à une boîte automatique à 6 rapports Sportronic; en diesel, on retrouve les 1.6 MultiJet de 115/120 CV, 2.0 MultiJet de 163/165 CV et le puissant 1.9 Twin Turbo MultiJet de 190 CV.
La grande nouveauté réside dans le 1.6 MultiJet de 105 CV qui présente un rapport cylindrée/puissance optimal pour tout client soucieux de combiner un certain respect de l’environnement et du portefeuille à un plaisir de conduire. Ce bloc diesel fournit 300 Nm dès 1.500 tr/min et limite ses émissions de CO2 à 120 g/km en cycle mixte. Il est associé à une boîte de vitesses manuelle à 6 rapports.
Lancia profite en outre de Bruxelles pour présenter, en avant-première européenne, la version définitive de la Flavia, ce nouveau cabriolet découvert sous la forme d’un concept-car au dernier salon de Francfort. Il s’agit là d’un autre exemple d’héritage Chrysler dans la gamme Lancia à laquelle cette opération américaine a permis de doubler en quelques mois à peine.
Ce vrai cabriolet pour quatre tendu de cuir et entièrement équipé survient après quelque quarante ans d’attente pour les adeptes de la marque italienne. Il sera doté uniquement d’un 4-cylindres essence de 2.4 l développant 175 CV et associé à une boîte automatique à 6 rapports.
La Musa, enfin, complètera la panoplie Lancia déployée au Palais 4 dans une gamme simplifiée puisque désormais limitée à deux moteurs: le 1.4 l essence de 95 CV avec Start&Stop (5,6 l) et le 1.3 MultiJet II diesel de même puissance, lui aussi avec Start&Stop en plus de son filtre à particules (4,1 l).