SEAT

SEAT – Palais 11

Il y a un crossover dans le tube

Au milieu d’une gamme présentée au complet et emmenée par l’Exeo, dernièrement remaniée, la branche espagnole du Groupe Volkswagen présente l’IBx, projet hybride d’un futur SUV.

L’accent espagnol aura une coloration belge sur le stand Seat où le concept IBx qui trônera en vedette reprend la stylistique incarnée en 2010 par le concept IBe imaginé par notre compatriote Luc Donckerwolke, depuis transféré à la direction générale du design pour le groupe Volkswagen. L’IBe concentrait les grandes lignes de l’ADN futur de Seat. Sa déclinaison IBx, aujourd’hui présentée en première belge au salon de Bruxelles et toujours signée Donckerwolke, annonce un nouveau crossover tout en affinant le style futur de la gamme qui puisera en elle son ADN. Formes épurées, lignes précises et surfaces nettes reflètent à la perfection l’identité Seat.
Long de 4,26 m, ce SUV est particulièrement compact par rapport aux concurrents mais sa largeur de 1,80 m et sa hauteur de 1,62 m l’assurent de proportions puissantes. Malgré une ligne de toit tendue et un montant de toit arrière évoquant un coupé sportif classique et bien que dotée de deux portières seulement, elle revendique la modularité et la fonctionnalité d’un SUV, ainsi que sa position de conduite surélevée. Comme sur les voitures de sport, le rétroviseur est monté sur la porte, laquelle s’actionne via un mince-portes très esthétiquement noyé dans la surface.
Signe de sa destination essentiellement urbaine: son principe de propulsion hybride à 45 km d’autonomie en mode électrique. Cette autonomie a le mérite de n’être pas limitée grâce à l’adjonction d’un moteur à combustion. Ce dernier pourrait être l’un des moteurs à injection directe (TDI ou TSI) pointus de la future gamme Seat. L’IBx aura recours à toutes les technologies issues du programme Ecomotive qui favorisent l’efficacité énergétique. Dans sa configuration de base, elle serait une traction mais pourrait être dotée d’un système de transmission intégrale moderne.

La nouvelle Exeo a remis ses moteurs à la page

Parmi les Ibiza SC, 5D et ST, les Leon, Altea, Altea XL et Alhambra, pointons l’Exeo qui vient de s’offrir une petite séance de bistouri visible d’emblée à la face avant où sévissent de nouveaux phares Bi-Xénon (en option) avec feux de jour à LED. L’ensemble a été dynamisé par la nouvelle calandre en nid d’abeilles, les feux arrière à DEL et les nouvelles jantes de 17’’ et 18’’ en alliage léger.
La finition et les équipements, eux, ont été revus à la hausse et puis, surtout, les motorisations ont pris un coup de jeune. Les diesel, par exemple, ont réduit leurs émissions de 7 g/km environ, pour les versions de 120 CV et 143 CV avec boîte manuelle, et l’Exeo Ecomotive descend à 5,2 l /100 km (5,3 l en version break ST) pour 129 g/km (132 g pour la ST). Une boîte Multitronic à variation continue avec palettes au volant est proposée en option pour le 2.0 TDI de 143 CV et l’essence 2.0 TSI de 200 CV.
Le système Stop-Start est en outre annoncé sur le modèle pour cette année; de quoi franchir dans le bon sens la barre des 120 g/km. Et faire de l’Exeo l’une des voitures à l’efficacité énergétique la plus forte de sa catégorie.
Seat met l’accent sur la qualité et la précision dont bénéficie ce recyclage malin de l’ancienne A4 construit à Martorell, près de Barcelone. A l’ajustement précis des éléments à l’extérieur comme à l’intérieur s’ajoutent un souci de grande qualité des matériaux et de la finition des surfaces et un recours aux équipements de confort et d’infodivertissement les plus sophistiqués. Sept airbags, l’ESP avec ABS et répartition électronique de la force de freinage (EBV) et un système de surveillance de la pression des pneus assurent une sécurité optimale tandis que la longue liste d’options inclut notamment un système de navigation par DVD, l’éclairage dynamique des virages et un système audio Bose.
Parmi les améliorations de taille, celle de la valeur-utilité du break n’est pas la moindre puisque le coffre de la ST fait désormais entre 442 et 1.354 litres.