AUDI – Palais 11
C’est du belge!
L’actualité est belge chez Audi où l’A1 Sportback fera sa première apparition en public à deux pas de son usine de production. La starlette de la gamme aux anneaux sera escortée des A4 et A5 restylées, du tout frais Q3 et de la future R8 électrique.
L’actualité est chaude chez Audi où modèles nouveaux et « facelifts » se succèdent à un rythme soutenu ces dernières semaines. Tant mieux pour le visiteur du Salon de Bruxelles qui trouvera matière à satisfaire sa curiosité sur ce stand aussi. Matière à aiguiser sa fierté d’être belge, aussi, puisque Audi présente, un mois seulement après l’avoir dévoilée au monde lors du Salon de Tokyo, la version à cinq portes de l’A1. Un modèle de la plus haute importance pour le constructeur aux anneaux comme pour l’usine de Forest où sa production, en exclusivité mondiale on le rappelle, a déjà commencé.
La citadine n’est pas venue seule. Le prototype A1 e-Tron, version électrique à prolongation d’autonomie, sera de la partie. Si sa commercialisation n’a pas encore été évoquée, celle de la R8 e-Tron, par contre, est annoncée pour la fin 2012. Son prototype sera lui aussi présent sur le stand Audi.
Les gammes A4 et A5, fraîchement restylées, complèteront la vitrine de modèles tous équipés, désormais, du stop&start quel que soit le type de boîte. Et puis, le Q3 se chargera de faire de l’ombre au BMW X1 dans ce segment à succès qu’est celui des petits SUV premium. Lancé cet automne, il a déjà commencé à faire tourner les têtes.
Enfin, en suite logique au Salon 2011, l’A6 renouvelée il y a un an exposera sa version break dont ce sera le premier salon belge.
L’univers Audi ne serait pas complet sans la présence, pour la dernière fois peut-être dans cette livrée, de l’A3 en sa déclinaison RS3 Sportback quattro, d’une A8 version longue et des TT Coupé et roadster. Sans oublier les grands frères du Q3: un Q5 qui reçoit de série la transmission quattro avec différentiel central Torsen et un Q7 récemment doté de nouveaux moteurs tel que le 3.0 TDI dans son ultime évolution accouplé à la boîte automatique à 8 rapports.
A1 Sportback: 5 portes
Chez Audi Brussels où les commandes affluent déjà, la production de l’A1 à cinq portes est en route. Les premiers exemplaires seront immatriculés au printemps. La star du mois chez Audi, c’est donc bien elle: l’A1 Sportback vient étoffer utilement l’offre A1 et pas seulement par le jeu de ses deux portes supplémentaires. Avec elle débarque le nouveau moteur 1.4 TFSI de 140 CV doté de la technologie « cylinder on demand » alliant puissance et sobriété, ainsi qu’une nouvelle teinte de carrosserie Orange Samoa. Sans oublier la possibilité de pouvoir choisir une couleur contrastante pour l’ensemble du toit et non plus seulement pour les arches. Les autres nouveautés concernent l’arrivée du hot-spot Wifi ainsi que les fonctions Google Earth et StreetView intégrées à la navigation.
Pour le reste, les différences avec la 3 portes se révèlent assez minimes. L’A1 Sportback a pris 6 mm en largeur et en hauteur, histoire d’amener une sensation un peu plus spacieuse aux passagers arrière. Ces derniers s’installeront, au choix du propriétaire et pour le même prix, sur deux sièges séparés ou sur une banquette pour trois dans un espace forcément toujours limité par nature. Le gain en garde au sol et en largeur aux épaules atteint à peine le centimètre. Le coffre, lui, n’a pas bougé (270 kg) et le tout n’accuse que 25 kg supplémentaires sur la balance (1.065 kg).
Sept motorisations composent la palette de l’A1 Sportback: 4 TFSI et 3 diesel, tous à injection directe et tous dirigés par le principe du downsizing compensant une cylindrée plus faible par la suralimentation. Tous, excepté le 1.6 TDI à boîte S-Tronic et le 1.4 TFSI de 185 CV, profitent du Stop-Start.
Le 1.2 TFSI 86 CV d’entée de gamme affiche 5,1 l/100 km et, en attendant la commercialisation du 1.4 TFSI 140 CV doté du « cylinder on demand », ce bloc se décline déjà en versions à 122 et 185 CV. Côté diesel, le bloc de 1.6 l se décline en deux versions de 90 et 105 CV pour une moyenne de 3,8 l/100 km et des émissions de CO2 de 99 g/km. Le 2.0 TDI de 140 CV, disponible ultérieurement, se contente, lui, de 4,1 l/100 km alors qu’il permet à l’A1 Sportback de franchir le 0-100 km/h en 8,5 secondes.
On dépoussière la gamme A4
On ne chôme pas chez Audi où, parallèlement aux lancements de modèles tout neufs, ingénieurs et techniciens ont dépoussiéré la totalité de la gamme A4 (berline, break, allroad quattro et S4) en même temps que l’A5 Sportback. Oh! Rien de révolutionnaire, non, mais quelques retouches essentiellement apportées à la calandre et aux feux, l’ajout de quatre coloris au catalogue et, plus intéressant, l’apport d’une assistance de direction électromécanique. Celle-ci, à démultiplication directe, assiste le conducteur par de légères corrections en cas de freinage sur sol glissant d’un seul côté et ne consomme pas d’énergie en ligne droite, ce qui permet de réduire la consommation de jusqu’à 0,3 l/100 km, soit 7 g/km en moins.
Dans l’habitacle où tous les coloris ont été réassortis, on signale l’arrivée de nouveaux volants et des commandes devenues plus simples et plus intuitives, de même qu’une finition en chêne Beaufort particulièrement chic. Un hayon électrique vient allonger la liste des options.
Sous le capot où les engins ont réduit leur appétit de 11% en moyenne, le nouveau 1.8 TFSI s’ajoute aux motorisations déjà connues et le stop-start vient équiper toutes les versions sans exception. La variante la plus sobre de la famille A4, la 2.0 TDI de 136 CV, consomme à peine 4,2 l/100 km pour des émissions de CO2 chiffrées à 112 g/km. Le nouveau 2.0 TDI de 163 CV, également optimisé, affiche quant à lui 4,4 l/100 km pour 115 g/km. Tous deux sont disponibles sur la berline comme sur l’Avant. L’offre diesel se complète de trois 4-cylindres de 120, 143 et 177 CV et de trois V6 dont ce 3.0 TDI de 204 CV présenté comme le six cylindres le plus efficient de sa catégorie avec 4,9 l/100 km pour l’A4.
Au rayon essence, pointons le tout nouveau 1.8 l de 170 CV (320 Nm), capable de se contenter de 5,6 l/100 km pour 134 g/km; soit une réduction de 19% par rapport à son prédécesseur. La gamme débute par le 1.8 TFSI de 120 CV. La complètent le 2.0 TFSI de 211 CV et, tout en haut de l’échelle, le 3.0 TFSI de 272 CV ou, sur la S4, de 333 CV.
L’électrique, c’est pour bientôt
Le Q3 contribuera assurément au succès populaire du stand Audi en cette 90e édition du Salon de Bruxelles. Apparu sur nos routes à l’automne, le petit frère des Q7 et Q5 joue la carte de la compacité au rayon des SUV premium où, solitaire, le BMW X1 occupait jusqu’ici une position privilégiée.
Basé sur la plate-forme du Volkswagen Tiguan, son cousin, le Q3 se décline en versions à deux (2.0 TDI 136 CV) ou quatre roues motrices. Sont concernés par cette transmission intégrale par coupleur Haldex les blocs essence 2.0 TFSI de 170 ou 211 CV et les 2.0 TDI S-Tronic de 163 ou 177CV. La liste des options comprend un amortissement adaptatif.
Audi profitera d’ailleurs du salon pour rappeler au public que, à l’étage au-dessus dans la gamme, le Q5 dispose depuis peu d’une version hybride combinant le 2.0 TFSI de 211 CV à un moteur électrique de 54 CV alimenté par de performantes batteries Li-ion.
Au chapitre des technologies alternatives, justement, 2012 devrait s’inscrire dans l’histoire comme l’année où Audi est officiellement passée à l’électrique. Pas dans les garages de Monsieur tout le monde, certes, mais enfin… En attendant de découvrir la version définitive de la R8 e-Tron d’ici fin de l’année, nous promet-on, son prototype s’exposera sur le stand du Palais 11. Sa recette? Quatre moteurs électriques suspendus aux quatre coins du châssis où ils entraînent chacun une roue. L’ensemble délivre 313 chevaux et 680 Nm fournis par une batterie Li-ion installée derrière les passagers. Selon Audi, cette R8 sans échappement ne demanderait que 4,8 secondes pour passer de 0 à 100 km/h et serait capable de couvrir 250 km sans recharge.
Plus pragmatique, le prototype A1 e-Tron présenté à Bruxelles se présente comme un véhicule électrique à prolongation d’autonomie. Son moteur électrique délivre 102 CV et 240 Nm aux roues avant. Sa batterie de type Li-ion offre une autonomie de 50 km. Les accus sont rechargés sur secteur ou via un petit moteur rotatif placé sous le coffre portant le rayon d’action à 250 km.